Tag Archives: motivation

les leviers de la motivation

3 Sep

 

 

Lors d’une de mes escapades estivales, je discutais avec la personne qui effectuait le ménage dans la villa où nous résidions et à ma grande surprise, je découvris que sa motivation profonde pour effectuer toutes ces tâches pour le moins ennuyeuses, était de pouvoir entretenir une colonie de 48 chats installés dans un chalet-abri dans son  jardin !!!

La motivation me semble donc être un moteur puissant ….en effet comprendre les motivations d’un individu est une clé fondamentale pour obtenir qu’il décide de s’engager dans l’action, mais si nous connaissions parfaitement les ressorts de la motivation de nos actes, ils deviendraient plus prévisibles et donc contrôlables (article d’Erwan Burel Haute performance Conseil Formation accompagnement).

Au travail Selon Herzberg, les facteurs qui causent la satisfaction au travail sont différents des facteurs qui causent  l’insatisfaction. Herzberg a établi la théorie de la motivation – motivation –hygiene theory. Selon Herzberg, les facteurs d’hygiène sont définis comme des éléments essentiels  pour éviter l’insatisfaction mais cela ne signifie pas qu’ils permettent d’apporter la satisfaction.

1 / De fait il distingue entre l’environnement de la tâche et le contenu de la tâche.

Les facteurs de motivation étant liés directement à la nature du travail, l’autonomie et l’autoréalisation (la strate la plus haute dans la pyramide de Maslow).

  FACTEURS

Maintenance                                                                                                                                                              Motivation

– salaire                                                                                                                                                                                     – nature du travail

– Conditions du travail                                                                                                                                                           – autonomie

– Relations interpersonnelles                                                                                                                                               – autoréalisation

L’environnement de la tâche                                                                                                                                  le contenu de la tâche

Présents dans l’entreprise??                                                                                                                                                   Présents dans l’entreprise??

Insatisfaction ——–>                                                                    pas d’effets positifs    —————->                     Motivation                                                                             –

Selon Herzberg il faut donc distinguer entre les facteurs susceptibles de générer de la satisfaction au travail de ceux, qui au mieux, peuvent conduire à l’absence d’insatisfaction au travail.

En effet les facteurs situés sur l’axe de la satisfaction : sont également appelés motivateurs. Il s’agit du contenu de la tâche, le développement personnel (nous revenons vers Maslow)

Et les facteurs situés sur l’axe de l’insatisfaction : Facteurs d’higyene ou d’ambiance. On recense la rémunération, les conditions de travail, les relations et l’environnement de l’entreprise

Donc pour motiver un salarié il suffit, selon Herzberg, de jouer sur les facteurs situés sur l’axe de satisfaction. A savoir, confier à un salarié une polyvalence des tâches ainsi que lui attribuer plus de responsabilités. Même si cela constitue un début de réponse

2/ Polyvalence et satisfaire le besoin d’auto réalisation de la pyramide de Maslow, Herzberg a été critiqué car il semblerait confondre la satisfaction au travail et la motivation au travail.

De plus il peut y avoir une différence entre l’attente et la réalité. La conséquence étant que l’on est motivé à partir du moment où on est capable de connaitre ses attentes et de les exprimer. A contrario on observe qu’il existe un lien entre pression et performance. En dessous d’une certaine pression, il y a une certain forme d’ennui, de lassitude, de démotivation qui n’est  confortable ni  pour le salarié, ni pour l’entreprise. Il y a un autre seuil, au-delà d’un maximum de pression et du seuil de confort, qui correspond à l’excès de pression et donc à la perte de performance.

Cependant il faut tempérer l’importance de la motivation dans la performance finale d’un salarié car il a été démontré que la performance est fonction de la motivation, certes, mais également des capacités de l’individu et du contexte dans lequel il évolue. (3) Wroom

Je me tournais donc vers mes congénères sportifs afin de déterminer leur motivation à achever des distances titanesques sous une chaleur de plomb…ou bien encore à se lever à 6h le matin un dimanche pour aller se plonger dans la Seine (triathlon de Paris) et je pensais découvrir un levier commun à leur motivation…que nenni ! En interviewant plusieurs coureurs, l’un était plutôt tourné vers l’esprit de compétition, l’autre la reconnaissance des autres. Pour ma part, l’impression de franchir une montagne qui semble inaccessible est ce qui m’anime : l’esprit du challenge.

Chez les sportifs, plus particulièrement les coureurs de longue distance (je possède quelques connaissances dans ce domaine car je pratique ce sport) la théorie de Herzberg est aussi valable. Si l’on considère les facteurs d’hygiène, à savoir un environnement en relative sécurité en compétition, alors :

3/ l’autoréalisation et surtout  la notion de dépassement de soi qui est plus forte que battre les autres. Cette notion est un levier de la motivation intrinsèque (à l’opposé de extrinsèque qui serait ‘se battre pour la médaille’ par exemple) En se référant à la pyramide de Maslow, on peut cependant noter qu’il n’y a aucun besoin de remplir les différentes strates afin de passer au niveau supérieur

Les besoins physiologiques : se nourrir

Les besoins de sécurité : physiologiques, émotionnels

Les besoins d’appartenance : appartenir à une famille, un ou plusieurs groupes sociaux

Les besoins d’estime : besoin de reconnaissance des autres qui développe alors la confiance en soi

Les besoins de s’accomplir : ou besoin d’empowerment qui permet à l’individu de se réaliser et de se sentir utile

Ces besoins ont été classifiés par ERG d’Alderfer (théorie Erg) en trois catégories :

1/ Les besoins d’Existence. Besoins primaires, physiques

2/ Les besoins de sociabilité (Relatedness). Besoins de relations interpersonnelles

3/ Les besoins de développement (Growth). Besoins de création, de réalisations significatives, d’utilisation des compétences.

Ces besoins peuvent être adressés simultanément, il n’y a pas de hiérarchie indispensable. L’individu peut satisfaire plusieurs besoins à la fois. Cependant si l’un des besoins de plus haut niveau n’est pas atteint, alors l’individu peut régresser vers des besoins de plus bas niveau, qui sont plus faciles à satisfaire. (4) Alderfer

4/ Ce principe donne une piste pour identifier les leviers de la motivation : le besoin de pluralité.

On peut s’interroger sur le rapport des leviers de la motivation et de l’estime de soi – l’estime de soi est lié à la conscience de soi et de ce qui nous arrive. Elle est garante de cohérence, d’intégrité et d’unicité. Elle s’affirme dans le rapport aux autres, dans l’interaction  et dans les expériences vécues dans ces contextes. Une des manifestations de la confiance en soi est l’assertivité qui remplit trois besoins fondamentaux :

1/ le besoin  d’être aimé (estime)

2/ besoin d’être reconnu (affirmation)

3/ besoin d’être compétent (confiance)

(5) Frédéric Demarquet

Le coach travaillera avec son client sur les valeurs du client afin d’augmenter son estime de soi.

En conclusion,  afin d’opérer une tentative d’identification des leviers de la motivation il est important de distinguer entre l’environnement de la tâche et le contenu (au travail ou pour les sportifs), la polyvalence et le besoin d’autoréalisation  ainsi que le besoin d’estime de soi. Ce principe peut être tempéré en fonction de l’environnement (le dépassement de soi au niveau sportif).

Suite à la motivation viennent alors les actions et leur engagement. Les actions dans la vie tiennent à peu de choses, à savoir par exemple …les synchronicités selon Jung, le rôle du coach est d’aider son client à identifier les signaux faibles et d’en tirer parti dans le sens de son action.

En revanche on peut être engagé à des degrés divers par ses actes, le lien existant entre un individu et son comportement n’étant pas régi par la loi du tout ou rien. Ainsi, des individus ayant émis un même comportement mais dans des circonstances différentes pourront être les uns fortement engagés et les autres faiblement engagés. Joule et Bauvois (2)

A fortiori les effets de l’engagement sont différents en fonction de ce que l’acte est problématique ou non. L’engagement dans un acte non problématique a pour effet de rendre l’acte et tout ce qui s’y rapporte plus résistant au changement, alors que l’engagement dans un acte problématique conduit au moins à une modification des contenus idéels dans le sens d’une rationalisation de l’acte. Joule et Bauvois (2)

Demarquet parle d’ailleurs du ‘compte confiance’ qui est une réserve que l’on garde en soi et qui alimente la confiance. Comment alimenter ce compte ? en se lançant, car la peur ne peut disparaitre que dans l’affrontement.

La posture du coach  pour activer les leviers de la motivation, peut s’appuyer sur la théorie des petits pas : à savoir affronter des nouvelles situations par étapes afin de pouvoir alimenter son compte confiance de petits succès qui feront effet boule de neige. Il est cependant essentiel de définir un objectif SMART( Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Réaliste, et Temporel , c’est-à-dire défini dans le temps afin d’aider son client à alimenter le compte confiance et donc passer à l’action.

En qualité de coach, je travaille avec mon client sur ses valeurs, puis nous définissons un ou plusieurs objectifs smart répondants à la problématique du coaché. Nous définissons des objectifs intermédiaires à atteindre, que nous testons lors des séances de coaching. L’important est de pouvoir alimenter le compte confiance, ce dans un environnement protégé (à savoir nous testons les différentes hypothèses lors des séances de coaching). Le besoin de pluralité est alimenté par les évènements extérieurs qu’apporte le coaché. L’effet congruance se développe au fur et à mesure des séances et le coaché, en fin de programme, se sent engagé dans les objectifs qu’il a identifiés au fur et à mesure des séances de coaching.

Références :

(1)    Erwan Burrel – Haute performance Conseil Formation et Accompagnement – 2009

(2)    Herzberg – la théorie Bi-factorielle -1959

(3)    Joule et Bauvois – petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens – éditions PUG 2010

(4)    Wroom

(5)    Frédéric Demarquet – techniques de communication : engagement et assertivité – 2010

(6)     Clayton Alderfer – la théorie ERG – 1969

Advertisements

a dip in the River Seine on a Sunday morning or the Paris Triathlon

18 Jul

 

 

 

I started my triathlon race from Trocadéro…as I missed my wakeup call at 6AM. Actually I did not really miss it, I was too petrified to get up! I realized the day of the triathlon how much was involved and I would have rather stayed in bed and enjoy a  leisury breakfast with croissants and fresh orange juice. Instead I wolfed down a banana and a dreadful sort of energetic muesli.

So, as it stands, I was the last one in the bike park, frantically trying to get my shoes in the right order (so I would not run with my bike shoes and vice versa!) with the judges shouting after me to get the hell out towards the river Seine…nice way to get motivated for a very long swim in the river Seine I’d say…

Anyway, I galloped bare feet with my wet suit, glasses and the white triathlon  cap towards the departure, 1.5 k away towards the triathletes. Luckily I found a nice chap to chatter with along the way (funny how chatting about anything does calm my nerves J) and here we were, all gathered around a plastic sort of bridge enabling us to jump in a dark grey river. Loads of athletic looking men, which should have been my dream in a normal environment, but made me really scared at that moment. Where were the ladies??? Mind you I found out afterwards that they were only 135 triathlete ladies out of 2346 competitors at this event.

So here we were jumping in groups (I even wondered if someone one was going to jump on top of me!).The start of the race happened so quickly (I guess the judge wanted to get on time for a nice Sunday lunch) that I did not have time to realize what was happening. Forgot to say that, like most triathlete, swimming is not my best discipline. I endeavoured to learn to swim free style but as I found out, one more time, practicing freestyle with 1500 other swimmers going like crazy, is not the best. So I calmed down, tried to get my head above water, and went for it. It felt like salmons going upstream. People going past, arms, legs everywhere. I was saved by Carol, one of my Expatriés triathlon buddy, who enticed me to start freestyling  without panicking. So off we went, bridge after bridge, the Eiffel Tower disappearing and reappearing every single time.

Finally they appeared… the nice metal steps leading out of the metal looking waters…going out make you feel like you are drunk : no leg power left . From the effort of course! The cheer leaders made my day, as well as the automatic showers. I feel like in the Alien movie! Getting out of the inferno, back to the normal world.

Then Galloping again, still bare feet with the wet suit dangling, I reached my Porsche bike (It goes very fast indeed, superb piece of equipment) and tried to figure out how to get rid of the  wet suit the fastest way without falling all over. Luckily the judge (must have been the one shouting at me at 7.30 in the morning) gave me a tip: walk on the wet suit with the other foot. So my brain finally agreed to kick in and here I was, jumping in my bike shoes, grabbing the Porsche and running as fast as possible towards the start line.

40 kms on the bike is, in fact the best part of the triathlon. This year I have learned a new trick: drafting (thank youuu so much Bob J).  So I found a nice competitor going a bit faster than me and…became his shadow. We ended up going as fast as the wind (well…for me anyway !) and in a group of four bikers. It felt good, especially for me as I was behind most of the time (French men do not like a lady in front…suited me fine in this instance)

Back to bike park for the last transition after 1h17 of flying in my Porsche. Pompom girls cheered me again, it felt good!

Jumped in my running shoes (good job for the triathlon laces, all elastic and no laces to tie, my brain would not cope!) and now  the worst feeling to come : the 10K race! My legs feel like they refuse to obey, my calves are so tense it feels like I have no power and I am running on springs!

But that is where the motivation kicks in I guess. I just carry on, God only knows why! After a stop at the bar (glasses of water on a table that is!) I start running the hill towards Trocadero and the same happens again: I saw the sign 6 k and assume that perhaps I have run so fast there is a possibility of having already reached 6k. However I knew that I am not exhausted enough to have reached this distance!

The run is hard but all the contestants stick together, cheering each other and enticing the one that start walking to run again. So I join in and make sure a chap starts running, until I realize that he is on his second round and I have one more round to go! Luckily the runner explains that the second round is easier (oh yeah…and pigs will fly!)

In fact he is absolutely right. I guess after the first half of the run, I coaxed myself in realizing that I have less than half an hour of effort and then I’ll feel like the world champion. However k 8 feels like it’s never going to end, I’ll never make it bladibla…and it’s the finishing line appearing! I always sprint like a crazy lady; I just want it to end.

So that’s it!  The very best feeling is giving my foot to the person collecting the electronic chips! Then I stew for a while in my wet sweaty trisuit but also relish every second of this feeling: I have done it again and yes I am a champion! J)It does not last for very long though….but it is worth all the training achieved, the stress I went through (will I achieve a better timing this year? Yes I did. Will I not drink too much water from the Seine River?? No I did not.

Just one question: Why do they call this Paris triathlon short distance….??? Bloody long one if you want my opinion

%d bloggers like this: